Historique
L'Hôpital de Nuits-Saint-Georges, d'après les documents d'archives départementales, daterait de 1270.

Le bâtiment, situé dans le clos Faubourg de Beaune, ne comprenait qu'une Maladrerie qui fut détruite entièrement par les guerres civiles et religieuses.
Il fut fondé définitivement en son emplacement actuel en 1633 grâce à Guillaume LABYE, Procureur du Roy.

En 1692, à l'initiative d'Antide MIDAN, prêtre Mépartiste à l'Eglise St-Symphorien de Nuits, la salle St Laurent est construite. Cette année là a lieu la réception des Sœurs Hospitalières.
Le nouvel hôpital est fondé, l'élan est donné et les bonnes volontés arriveront bientôt de toutes parts.
Successivement eurent  lieu la construction de la salle Ste-Madeleine puis celle de la salle St-Etienne.

L'Hôpital vit misérablement, uniquement avec l'argent de donateurs, fermant même des lits en période de disette, quand un événement des plus heureux arriva.
En 1694, le Roi Louis XIV désunit les lèproseries et maladreries de Sainte-Madeleine de Nuits, St-Bernard de Premeaux,  Ste-Madeleine d'Argilly et St-Denis de Meuilley et rattache tous les biens à l'Hôpital de Nuits, permettant ainsi une autonomie financière.

C'est Louis XIV qui a demandé également à ce qu'un Conseil de Direction soit créé, que des assemblées composées de notables de Nuits aient lieu et que toute décision prise soit accompagnée d'une délibération.
Après la révolution, l'administration de l'Hôpital ayant à sa tête Monsieur le Maire de NUITS .ST.GEORGES, fit appel à deux sœurs  de la Communauté de l'Hotel-Dieu de Beaune pour servir à l'Hôpital.
Elles restèrent plusieurs années afin de former du personnel apte à reprendre l'œuvre en main.
Mère Arnoux fut nommée Mère Supérieure et entreprit en 1832, avec le concours de l'administration, de restaurer et d'embellir cet établissement.
Les Sœurs Hospitalières furent décorées de la médaille militaire de la Légion d'Honneur pour services exceptionnels rendus à l'armée française lors de la bataille de Nuits en 1870.

La construction de la salle St-Joseph fut réalisée en 1842, celle de la Chapelle en 1844.
En 1934 s'ouvrait le Pavillon Laënnec pour les malades des voies respiratoires.
La tuberculose étant en régression, le bâtiment changea de destination et reçut dès 1961, des personnes âgées relevant du service médecine ou de la section hospice.
L'ouverture de « Mon Bon Repos » eut lieu en 1957 avec 21 chambres à 2 lits.
Des espaces verts ont également été aménagés pour offrir un meilleur environnement à nos pensionnaires.



L'année 1975 marque la nouvelle orientation de l'hôpital grâce à la création du service de médecine.
En 1995 a lieu l'ouverture de la nouvelle maison de retraite offrant aux personnes âgées 64 chambres individuelles sur deux niveaux dans un parc arboré.

Le Service de soins à domicile créé en 1998 d'abord d'une capacité de 6 places est passé à 20 places en 2002, répondant à un des objectifs de santé publique : maintenir le plus longtemps possible les personnes âgées au domicile.
Enfin, l'année 2002 a été consacrée à la réalisation de travaux importants, d'environnement avec les espaces verts et le parking réservé au personnel de l'établissement et surtout la construction d'une nouvelle cuverie sur terrain acquis en 2001.

Cette nouvelle cuverie, d'une superficie de 1250 m2 sur deux niveaux, est équipée de 33 cuves et d'un matériel de vinification de nouvelle génération.
Ainsi, les conditions sont réunis pour optimiser encore la qualité des vins du domaine.
Par ailleurs la nouvelle cave accueille les pièces réservées à la traditionnelle vente des vins.